• Souvenirs britpop ...
    Par Baptiste et Gérald PETITJEAN.

    Il y a eu Blur, Suede, Oasis, The Verve, Pulp, Supergrass, les Manic Street Preachers. Mais pas que ... La britpop a généré de nombreux autres groupes qui, malgré une carrière parfois brève et l'ombre encombrante des glorieux noms précédemment cités, ont participé pleinement à ce mouvement. Retour sur ces années britpop avec un zoom sur quelques groupes "un peu", "beaucoup" ou "complètement" oubliés, génies incompris ou ersatz de groupes légendaires. Attention, coupe au bol, parka et gazelles obligatoires pour lire la suite !

    - Lush - Single girl : Un des meilleurs singles britpop, tout simplement ...

    - Menswear - Daydreamer : Un excellent premier et unique album ("Nuisance"), bourré de morceaux percutants et imparables tels que Daydreamer ou I'll Manage Somehow.

    - Bis - Eurodisco : Le tube disco de la britpop, indispensable dans vos soirées dansantes.

    - Babylon Zoo - Spaceman : Un single OVNI et puis plus rien (ou presque). L'inventeur de la sci-fi pop a disparu, probablement enlevé par des extra-terrestres.

    - Sleeper - Inbetweener : Louise Wener, leur chanteuse, était (avec Justine Frischmann d'Elastica) l'égérie de la britpop et donnait au groupe des faux airs de Blondie. Le groupe avait d'ailleurs repris Atomic pour la BO de Trainspotting.

    - Cornershop - Good to be on the road back home : Leur album "When I was born for the 7th time" est une pure merveille (tout le monde connaît le tube Brimful of Asha), avec des influences indiennes bien sûr, mais aussi hip hop ou country, comme le prouve le moceau Good To Be On The Road Back Home en duo avec Paula Frazer de Tarnation.

    - Echobelly - Insomniac : Un premier album composé de pop songs simples, efficaces et énergiques, typiques du son britpop.

    - Linoleum - On a Tuesday : Leur album "Dissent", gorgé de pop songs tendues, tenait la dragée haute au premier album de Placebo ou à celui d'Elastica.

    - Gene - Be my light, be my guide : Une attitude parfois arrogante et prétentieuse (ils se prenaient quand même pour les Smiths ...), mais surtout de bonnes chansons, comme Sleep Well Tonight, Haunted By You ou Be My Light, Be My Guide.

    - Ultrasound - Stay young : Les rois du britglam progressif. Et aussi un hommage capillaire à Mireille Mathieu ...

    - Geneva - Into the blue : Leur premier album "Further" était un croisement entre Jeff Buckley, la musique soul et gospel, et le glam romantique de Suede.

    - Mansun - Wide open space : Deux albums sublimes ("Attack of the grey lantern" et "Little Kix") contenant chacun un single sublime (Wide Open Space et I Can Only Disapoint U).

    - Revelino - Happiness is mine : Un groupe irlandais resté obscur (quasiment aucune information sur internet, rien sur Wikipedia ...) mais un morceau magnifique et essentiel, Happiness is mine.

    - Strangelove - She's everywhere : Ce groupe a livré d'excellents albums, dont le troisième, baptisé sobrement "Strangelove" est un chef d'oeuvre, dans la veine des meilleurs Bowie et Suede. On peut d'ailleurs entendre Brett Anderson aux choeurs sur le morceau She's Everywhere, tiré de leur deuxième album.


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  • « Manchester Music City 1976-1996 », par John Robb [format poche, Payot et Rivages : 2010]
    Par Baptiste et Gérald PETITJEAN.

    Manchester Music City 1976 - 1996, de John Robb

    On connaît l’héritage musical de Manchester, inutile d’en faire un énième éloge, un énième Best Of, ou une redondante collection des meilleurs groupes, musiciens et morceaux dont a accouché cette ville légendaire du nord de l’Angleterre. John Robb, car il est l’un des leurs, parvient à tirer d’un dédale d’interviews des protagonistes de toutes les époques et de tous les genres musicaux (60's, northern soul, glam, punk, post punk et new wave, acid house, Madchester, britpop, …) ce qu’on souhaitait vraiment : une histoire… Pour rappel, John Robb fut le leader du groupe The Membranes, un groupe mancunien qui a largement influencé le courant post punk.

    Il ne faut pas trop en dire, tant les commentaires détaillés et les anecdotes sur la formation (ou la séparation) des groupes, sur l’élaboration et la naissance de certains morceaux, sur les tournées… sont légions. On peut, malgré tout, en rapporter quelques-unes, sur The Smiths et Oasis, deux groupes majeurs issus de Manchester, et internationalement reconnus. Attention : Spoilers !

    La rencontre entre Johnny Marr et The Moz. Le premier raconte que c’est un certain Stephen Pomfret – surnommé « The Matchmaker » dans les essais sur les Smiths – qui lui présente Morrissey, en l’accompagnant jusqu’à la porte de son domicile. Marr, qui a déjà entendu Morrisey chanter et qui connait son talent d’écriture, le veut dans le groupe qu’il est sur le point de fonder, et lui propose de le rejoindre. Dans le style romantico-désabusé qu’on adore, Morrissey, lorsqu’il est interrogé sur cet épisode, prononce ces phrases quasi mystiques : « Quand j’ai vu Johnny devant chez moi, j’ai su tout de suite que c’était le moment que j’attendais. Ça n’a jamais fait aucun doute. J’étais heureux qu’il ne me soit rien arrivé plus tôt » [page 313]… Sans commentaire.

    Autre chose, plus amusante : Johnny Marr révèle qu’Andy Rourke, le bassiste du groupe, allait gober en cachette, à côté du studio Amazon, des sandwiches au bacon pendant l’enregistrement de « Meat is Murder », Morrissey ayant interdit aux membres de manger de la viande !

    Avant la Britpop. Manchester avait l’air éteint au début des années 90, comme si les différentes vagues punk, post punk, indé et acid house avaient vidé la scène musicale de son énergie créatrice. Et pourtant… Encore loin du phénomène Oasis, Noël Gallagher raconte les quelques années passées avec le groupe Inspiral Carpets, dont il était le roadie, après avoir échoué à l’audition pour en être le chanteur. On apprend ainsi que l’ainé des Gallagher a répondu au courrier des fans, a vendu les T-shirts du groupe (par la suite devenus collectors, notamment ceux sur lesquels figurent le dessin de la vache), accordé les guitares et les basses pendant les tournées… jusqu’au jour où il s’est fait renvoyer car il préférait jouer de la guitare toute la journée. Il a commencé à composer des morceaux, avec l’ingénieur du son Mark Coyle. C’est d’ailleurs ce dernier qui a trouvé l’intro de Live Forever… C’est à ce moment-là, en 1991, qu’il rejoint le groupe The Rain, dont Liam est le chanteur. Comme The Rain « était le nom de groupe le plus pourri qu’on puisse trouver » selon Noel, les frangins l’ont changé [page 551]. Le nouveau nom du groupe sera tout de même connecté aux Inspiral Carpets. Liam s’était inspiré d’un poster des dates et lieux de leur tournée : ils avaient joué dans à Swindon, dans un centre de loisirs qui s’appelait L’Oasis…

    Et pour finir, voici notre playlist 100% Manchester :

         - The Hollies : Bus stop

         - Buzzcocks : Ever fallen in love

         - Joy Division : A means to an end

         - The Smiths : Hand in glove

         - James : Laid

         - New Order : Blue Monday

         - Happy Mondays : Step on

         - The Stone Roses : I wanna be adored

         - Inspiral Carpets : This is how it feels

         - Oasis : Live forever

         - The Charlatans : North country boy

         - The Chemical Brothers : Setting Sun


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  • « Unknown pleasures – Joy Division vu de l'intérieur », de Peter Hook, aux éditions Le Mot et Le Reste, janvier 2013, traduction de Suzy Borello
    Par Gérald PETITJEAN.

    "Unknown pleasures : Joy Division vu de l'intérieur", Peter Hook, éditions "Le Mot et le Reste"

    Here are the young men, the weight on their shoulders”. Ainsi commence Decades de Joy Division, ce groupe formé par des jeunes hommes vivant dans l’Angleterre postindustrielle de Thatcher, qui jouaient une musique froide, avec tout leur cœur et toute leur âme, mêlant rythmiques répétitives jusqu’à la transe, basse mélodique,  batterie martiale, guitares héritées du punk, nappes de synthé, et chant sépulcral. Des jeunes hommes qui allaient bouleverser la musique pop et influencer les générations suivantes.

    Peter Hook, qui fut le bassiste de Joy Division, nous raconte dans « Unknown Pleasures : Joy Division vu de l’intérieur » la brève histoire de ce groupe, de 1976 à 1980. Cette autobiographie se lit comme un roman d’Irvine Welsh ou de John King : le portrait de garçons de Manchester, qui montent un groupe pour s’amuser et vivre la période punk, loin de l’image arty et intellectuelle de Joy Division. Par ailleurs, les fans de Joy Division seront comblés par la chronologie détaillée, avec les setlists et les commentaires de presque tous les concerts du groupe.

    Ainsi, Peter Hook, avec une langue pleine de vie, beaucoup d’humour et parfois un peu de vacherie, nous décrit son enfance, l’envie commune avec Bernard Sumner de monter un groupe punk suite à un concert des Sex Pistols, leur rencontre avec  Ian Curtis (« un gamin avec écrit 'Hate' sur sa veste »), la quête d’un batteur jusqu’à ce que Stephen Morris les rejoigne, les premières tensions avec Bernard Sumner, les rivalités avec d’autres groupes du moment, la naissance de Factory, les difficultés à alterner boulot la journée et musique la nuit, … L’atmosphère de l’époque et l’ambiance des concerts est ainsi parfaitement restituée ; on y croise d’autres grands noms du punk finissant et de la new wave balbutiante (The Sex Pistols, Johnny Thunders & the Heartbreakers, The Buzzcocks, The Sranglers, The Durutti Column, Morrissey, Cabaret Voltaire, Echo & the Bunnymen, The Fall, The Cure, The Jam, Killing Joke, Orchestral Manœuvres in the Dark, Throbbing Gristle, …).

    Extrait : The Jam passaient le même jour que nous. Je me souviens que, pendant notre tour, Paul Weller est venu me voir pour me demander « Vous êtes le groupe de première partie ? »
    J'ai pensé : « Tu te prends pas pour de la merde, espèce de connard. »
    (…) Il était toujours persuadé que les groupes qui jouaient avec The Jam étaient leur « première partie ». Désolé mon pote, nous on est Joy Division.

    Et puis, au fur et à mesure que le groupe enchaîne des concerts de plus en plus impressionnants (même si ces concerts sont souvent donnés devant des publics très clairsemés), qu’il  invente un nouveau son avec l’aide du sorcier Martin Hannett, la santé du chanteur Ian Curtis décline, avec, entre autres, des crises d’épilepsie de plus en plus fréquentes, et une vie personnelle de plus en plus compliquée.

    Extrait : Martin a mixé Unknown Pleasures à sa façon. (…) Barney et moi, on a détesté. On trouvait ça trop faiblard. (…) Aujourd'hui, j'arrive à voir ce que Martin nous a donné, le plus beau cadeau qu'un producteur puisse offrir à un groupe. Il nous a donné l'intemporalité. C'est ce qu'est Unknown Pleasures : un album hors du temps. Pensez à tous les millions d'albums inspirés par lui qui, eux, ont vieilli, alors qu'Unknown Pleasures n'a pas pris une ride.

    Peter Hook, nous fait parfaitement ressentir la situation dans laquelle se trouve le groupe, inquiet et devinant le mal-être de Ian Curtis, mais sans se rendre vraiment compte de ce qui se passe. Ian Curtis se suicide juste avant le départ pour une tournée aux USA, et avant le succès de Joy Division (sortie de leur deuxième album « Closer », et du single Love will tear us appart). Les dernières pages, très sobres, laissent apparaître les interrogations et l’émotion de Peter Hook, qui ne l’ont probablement pas quitté depuis plus de trente ans.

    Extrait : « Bon sang, ces paroles, vous les écoutiez depuis des semaines … comment vous avez fait pour ne pas vous rendre compte qu'il était au plus bas ? » Mais non, on ne s'en rendait pas compte. (…) Je crois que c'est là que repose la contradiction : d'un côté, il était malade et vulnérable ; de l'autre c'était un dieu du rock qui hurlait tout ce qu'il pouvait.

    Sur la base de quelques morceaux de Joy Division (In a lonely place et Ceremony), Peter Hook, Bernard Sumner et Stephen Morris, accompagnés de Gillian Gilbert, formeront New Order et révolutionneront la musique pop une deuxième fois. Mais c’est une autre histoire. On espère que Peter Hook nous la racontera bientôt … Et toujours chez « Le Mot et le Reste », dont la ligne éditoriale autour de la musique est absolument remarquable et de grande qualité (« In a lonely place – Ecrits Rock » de Michka Assayas, « Tomber sous le charme – Chroniques de l'air du temps » de Dominique A, …).


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  • Par Baptiste et Gérald PETITJEAN.

    2013 vient de se terminer : un très bon millésime pour la pop, avec, entre autres, l'émergence d'un groupe majeur, le triomphe de la ligne claire à la française, et la résurrection de quelques glorieux anciens.

    Voici nos podiums et nos coups de cœur de l'année 2013.

    Le podium de Gérald :

    • Aline, « Regarde le Ciel »

    Le projet aurait pu s'appeler « The Smiths Code » : contrairement à ce que raconte l'histoire officielle, les Smiths ne se seraient pas séparés en 1987, seraient partis vivre en Provence, et auraient transmis le secret de la pop à des Français.
    Bref, « Regarde le Ciel » est un album pop parfait, un véritable élixir de jouvence qui m'a fait rajeunir de vingt ans (ma plus grande claque musicale depuis le premier Suede), m'a redonné l'envie de (mal) rejouer de la guitare, et, surtout, en me laissant deviner le bleu derrière les nuages, m'a accompagné tout au long d'une année parfois difficile.
    On attend avec impatience le deuxième album des alchimistes d’Aline, et peut-être aussi la compilation de faces B et de versions alternatives évoquée lors d’une discussion après leur concert à la Flèche d’Or en décembre 2013.
    Mes titres préférés : tous …

    • Granville, « Les Voiles »

    Les enfants cachés de Morrissey période « Your Arsenal » et de France Gall période yéyé nous ont livré un superbe premier album, au doux parfum d’enfance et d’adolescence.
    Mes titres préférés : Le slow, La robe rouge, Jersey, Jeans troués, Macadam

    • Pendentif, « Mafia Douce »

    Des guitares et des synthétiseurs parfaitement mariés, des mélodies et des rythmes imparables. Un brin de New Order, un soupçon de Daho, un zeste de Luna Parker. Et au final une pop vitaminée, colorée et fruitée.
    Mes titres préférés : Riviera, Jerricane, Embrasse-moi, God save la France, Pendentif



    Le podium de Baptiste :

    • Aline, « Regarde le ciel »

    Leur album a assommé la concurrence et enthousiasmé les critiques dès sa sortie en janvier. Les ex-Young Michelin ont su, en onze morceaux, revitaliser la pop Made in France et ils ont lancé une année 2013 lors de laquelle la ligne claire fut à l’honneur. Aline est aussi un groupe qui donne envie de se déplacer partout pour assister à leurs concerts, tant leurs prestations aèrent l’esprit et tant leurs mélodies montent à la tête. On doit également à Romain Guerret et Arnaud Pilard mon single préféré de l’année, le tube italo-pop L’Ultima Canzone d’Alex Rossi.
    Mes titres préférés : Teen Whistle (avec une ligne de basse rappelant Girlfriend in a Coma de The Smiths), Elle et moi, Regarde le Ciel, Les Copains (ou comment parler de l’amitié dans un morceau sans parole).

    • Chvrches, « The Bones of What You Believe »

    Découvert lors des festivals estivaux, le trio écossais a installé sa synth-pop évanescente très tôt dans l’année grâce à l’EP « Recover ». Aucune déception avec la sortie de leur premier album en septembre dernier, Chvrches a confirmé son statut de révélation electro-pop du Royaume-Uni. Sur scène, grâce à la voix aérienne de Lauren Mayberry et des mélodies simples mais percutantes, Chvrches n’a déjà plus rien à prouver, et pourtant on retournera les voir au Trianon le 17 mars, tant ils se sont imposés dans le paysage électro-pop moderne.
    Mes titres préférés : Night Sky, Science/Visions, The Mother We Share, By The Throat.

    • Tricky, « False Idols »

    Un album inclassable, à l’image de son créateur. Moins trip-hop, plus punk, cet opus signe le retour de celui dont la carrière commençait à devenir difficile à suivre. Avec les mélodies tourmentées de certains morceaux, on replonge en plein vertige dans la période Massive Attack. Sans oublier le timbre cristallin mais inquiétant de Francesca Belmonte : le parallèle avec la collaboration de Martina Topley-Bird sur l’album « Maxinquaye » (album qui révèle Tricky en 1995) est vite fait.
    Mes titres préférés : Nothing Matters, Nothing’s changed, Passion of the Christ

    Nos autres coups de cœur :

    • Alba Lua, « Inner Seasons »

    Encore un magnifique premier album d'un jeune groupe français, qui fait la part belle aux guitares carillonnantes, aux chants lumineux, et à la mélancolie solaire. Des hymnes à la liberté et aux grands espaces, quelque part entre les Byrds, les Beach Boys et Tarnation. Le morceau « When I’m roaming free » est une pure merveille.

    • Suede, « Bloodsports »

    L’album qui marque leur retour en (très grande) forme sur disque et aussi sur scène (comme le prouve leur excellent concert parisien à l’occasion du dernier festival des Inrockuptibles), avec un Richard Oakes au sommet de son art guitaristique.

    • Motorama, « Alps » (réédition par le label Talitres de leur premier album paru en 2010)

    Avec ce premier album, les Russes de Motorama s’affirmaient dès 2010 comme le chaînon manquant entre la twee pop et la cold wave.

    • Johnny Marr, « The Messenger »

    OK, le Godlike Genius peut faire mieux. OK, l’album est assez inégal. Mais certaines mélodies et lignes de guitare (New Town Velocity, The Messenger, Say Demesne, European Me) réservent quelques instants de classe et de fulgurance. On se prend même à rêver de ce qu’aurait pu être cet album avec Stephen Street à la production et Morrissey à l’écriture et au chant.

    • Coming Soon, « Disappear Here »

    Revenu de leur univers anti-folk, presqu’une signature pour eux, Coming Soon s’est aventuré dans l’univers pop-rock, voire électro-pop, se payant même le luxe de reprendre avec beaucoup de hardiesse le tube de Rihanna, Diamonds. Aventure heureuse puisque cet album est une réelle réussite, tout comme le fut leur release party en octobre dernier à la Flèche d’Or.


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